La réalité virtuelle et la réalité augmentée vont rebattre les cartes de la distribution 1


Votre week-end de camping approche à grands pas. Vous devez acheter une tente avec un ami. L’une d’entre elles vous plaît et vous vous ruez ensemble à l’intérieur pour vérifier sa capacité.  Mais il y a quelque chose d’étrange dans cette histoire : vous vous trouvez à Boston et votre pote, lui, est à Houston. Et vous ne vous trouvez ni l’un ni l’autre à proximité d’un magasin d’articles de camping.

Réalité virtuelle en magasin

La réalité virtuelle (RV), ainsi que sa cousine, la réalité augmentée (RA) offrent aux commerçants la possibilité de révolutionner l’acte d’achat. Un client peut essayer des chemises sans même devoir se déplacer jusqu’au magasin. Un autre peut commander ses meubles, afin d’être certain qu’ils s’intègrent parfaitement à sa maison. L’utilisation de ces technologies tend à libérer le consommateur de toute peine liée à ses achats ; elle propose un meilleur service et personnalise le rapport au client, lui offrant ainsi une expérience unique. L’introduction de la RV et de la RA comme modes de vente peut alors changer radicalement la manière dont les commerçants concevront leurs magasins à l’avenir.

 

5 conseils pour développer votre stratégie de commerce virtuel

Vous souhaitez vous lancer dans le commerce virtuel ? Suivez le guide !

 

1. Optez pour la bonne techno’

Tout d’abord, choisissez la technologie la plus propice à chaque utilisation. La réalité virtuelle plonge votre consommateur dans un monde recréé. Elle requiert du matériel spécifique tel que des casques et, généralement, un appareil de contrôle. De son côté, la réalité augmentée s’intègre dans le monde réel et lui superpose des éléments virtuels, à l’aide d’un smartphone ou d’une tablette.

La réalité virtuelle est plus exaltante mais se confronte pour le moment à de nombreuses difficultés. Le consommateur n’est en effet pas encore habitué à porter des accessoires de réalité virtuelle (même à la maison) ou à les utiliser autrement que pour jouer à des jeux vidéos.  D’un autre côté, comme l’a récemment démontré le succès de Pokémon Go, n’importe quel smartphone peut devenir une plateforme de réalité augmentée.

 

2. A l’intérieur ou l’extérieur du magasin ?

Ensuite, déterminez si votre utilisation se destine à l’intérieur de votre magasin ou à l’extérieur. Ce problème ne durera sans doute pas longtemps, mais d’aujourd’hui, ces deux environnements présentent des contraintes différentes. L’utilisation à l’intérieur d’un magasin implique que le client interagisse avec une réalité augmentée ou une réalité virtuelle dans le cadre d’un véritable commerce (l’espace de ventes, la cabine d’essayage…) ou en se trouvant à côté du magasin (de l’autre côté de la vitrine). L’utilisation d’un tel dispositif à l’extérieur d’un magasin suppose que le client reçoive pratiquement le commerçant chez lui, depuis un tout autre lieu ou même à distance. Par exemple, un e-commerçant exclusivement virtuel pourrait ouvrir un tunnel 3D en recréant virtuellement tous les avantages à se trouver dans un magasin.

 

3. Listez les points bloquants

Une fois que vous avez une idée de la voie dans laquelle vous devez vous engager, identifiez les clients qui seraient susceptibles d’utiliser la réalité augmentée ou la réalité virtuelle. Trouvez ceux qui ont le plus à perdre à ne pas faire appel à ces technologies et identifiez les problèmes tels que les contraintes de temps et de budget. Gardez à l’esprit que l’un des avantages de la RA et de la RV est d’offrir au client une expérience unique et personnalisée. Par exemple, un miroir virtuel peut rapidement comprendre quelles sont les préférences cosmétiques des consommatrices et leur proposer ainsi de nouveaux looks sans qu’elles doivent attendre des heures à un comptoir.

 

4. Définissez votre valeur ajoutée

Après cela, réfléchissez à votre valeur ajoutée. Tous ceux qui utilisent une application incluant la réalité augmentée ou la réalité virtuelle doivent immédiatement comprendre la proposition de valeur pour qu’ils l’utilisent sur le long terme. Pour ce faire, il faut expliquer en quoi l’utilisation de l’application en question répond aux attentes des consommateurs, pour valoriser le lien qui unit le consommateur à la marque. Un distributeur d’articles de sport peut se focaliser sur l’essayage virtuel d’une nouvelle raquette de tennis par exemple, se distinguant ainsi de ses concurrents généralistes pour qui les équipements sportifs sont secondaires.

 

5. Ajoutez une ligne dans votre BP

Enfin, intégrez ces nouveaux outils à votre modèle économique. Définissez des objectifs financiers ou d’engagement qui pourront prouver que les offres de réalité virtuelle et réalité augmentée créent de la valeur pour votre activité. Réalisez régulièrement des évaluations à intervalles réguliers. Cela vous rendra très habile pour accompagner les besoins des clients grâce à ces technologies en constante évolution.

 

La RV et la RA sont des technologies émergentes. Mais le secteur attire les capitaux : les start-up de réalité virtuelle et/ou augmentée ont levé 658 millions de dollars l’année dernière. Certaines prévisions évaluent que l’investissement dans la RA et la RV liées à la distribution et au commerce pourrait atteindre 30 milliards de dollars d’ici 2020 (contre quasiment rien aujourd’hui). N’attendez pas qu’une « killer app » vous force la main. Le fait de créer vos règles du jeu aujourd’hui, quelle utilisation et dans quel contexte, laissera la possibilité aux commerçants de demain de maîtriser pleinement cette technologie.

 

 

Article traduit de : https://hbr.org/2016/09/virtual-and-augmented-reality-will-reshape-retail

 


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire sur “La réalité virtuelle et la réalité augmentée vont rebattre les cartes de la distribution