La Fnac multiplie les signes de bonne santé


La Fnac réussit son passage à l’ère digitale

Les résultats 2014, le PDG Alexandre Bompard a été très heureux de les annoncer. Il a consolidé la Fnac. Il s’agit maintenant de la développer, et pour ça, il ne manque pas d’idées.

Un immense sourire, les mots qui s’entrechoquent légèrement sous l’effet de l’excitation. Vendredi 27 février au matin, à l’Aéro-club de France à Paris, Alexandre Bompard était « particulièrement heureux d’annoncer une année 2014 positive avec une progression sensible de l’ensemble des indicateurs ».

La Fnac, qu’il dirige depuis 2011, publie un chiffre d’affaires stable à 3,9 milliards d’euros. La chute des ventes est enfin enrayée. Surtout, le résultat net, à 41 millions, a été multiplié par 3 par rapport à 2013.

« Nous prouvons la solidité de notre modèle économique et financier », affirme l’énarque devenu chef d’entreprise.

Au cœur de la stratégie du distributeur de produits culturels, l’omnicanal fait ses preuves. Ce terme qu’Alexandre Bompard qualifie de « barbare » désigne l’indifférenciation des canaux de distribution. Entre le magasin physique et le digital (Internet ou application), l’interaction maximale doit être la règle.

Un produit peut être ainsi commandé sur le Net et récupéré en magasin en une heure ou, à l’inverse, commandé en magasin sur Internet et livré à domicile.

Si ces ventes représentaient 12% du chiffre d’affaires réalisé sur le Web en 2011, elles concernaient, en 2014, 35% des ventes digitales.

Le succès de l’Internet dépend aussi d’une présence accrue sur le territoire. Fini, la génération des gros paquebots. Les esquifs agiles et les petites embarcations ont pris le relais: le nombre d’ouvertures de magasins de petits formats –en gare, en aéroport mais aussi dans des villes plus petites qu’auparavant– a plus que triplé depuis 2011, avec 34 inaugurations l’an dernier.

Nouveau: Fnac Connect

Nouveauté 2015 à venir dès mars, d’abord à Angoulême: le déploiement de Fnac Connect, petites surfaces de moins de 100 m² vendant des objets connectés, des montres aux dispositifs de domotiques.

Ces nouveaux objets devraient envahir les maisons d’ici 2020. « Il y en aura 30 par foyer en 2020 selon les prévisions, assure le PDG. Il faut que les clients se disent que l’innovation, c’est chez nous. »

Alors que des enseignes spécialisés comme Lick ont déjà 17 boutiques, la Fnac montre sa capacité à se diversifier comme elle l’avait fait avec les produits pour enfants, la téléphonie nue, la papeterie, l’électroménager design…

Une multiplication de signes de bonne santé qui n’empêche pas Alexandre Bompard de poursuivre son combat en faveur de l’ouverture du dimanche. « Je ne crois pas que le bricolage soit une activité essentielle à l’enrichissement de chacun, ironise-t-il en fin de conférence. De plus ce n’est pas un secteur traversé par la révolution digitale comme nous le sommes. Nous réclamons aussi une dérogation sectorielle que je vais réitérer auprès d’Emmanuel Macron lundi. » Après avoir passé un très bon dimanche.

Source : ChallengeSoir

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